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qui, principalement en zone nord et depuis plusieurs mois en
zone sud, étaient à la pointe du combat. Ce fut donc avec
un grand enthousiasme que Louis Aulagne fut reçu et sa
tâche fut facilitée par l'ardent désir des patriotes de passer
à l'action contre l'occupant.
Quelques nurnéros du journal clandestin des F.T.P.F.,
« France d' Abord» étaient parvenus jusqu'à nous en janvier
1943, diffusant l'ordre du jour du chef du comité militaire
national F.T.P.F., Charles Tillon, dont nous citons ici quel-
ques passages :
« ... S1 les Russes restent seuls à détruire la vuissante
« armée nazie, les Français devront supporter un autre hiver
« de guerre, au cours duquel Hitler pourrait réaliser au moins
« ce qui fut le premier article de son programme insensé de
« domination du monde: détruire la France, berceau de la
«Liberté!
« Donc, aucun Français de France n'a intérêt à laisser
« durer une guerre atroce alors qu'il est possible de l'abréger.
« De quoi s'agit-il? ...
« ... Comme aimait dire Foch, à qui nous devons aussi cet
« enseignement : « La stratégie est une affaire de caractère
« et de bon sens ».
« Pour une nation dont le sol est occuvé, vour un oeuole
« menacé d'extermination, la stratégie, le bon sens comman-
« dent de tout faire pour éviter la destruction par la faim,
« le froid, la tuberculose, la déportation, l'assassinat; tout
« faire, en un mot, c'est chasser à temvs l'envahisseur.
« Mais ce but ne peut être atteint que par le combat direct
« contre lui.
« C'est encore Foch qui nous commande: « Si vous voulez
« faire reculer l'adversaire, battez-le. Pas de victoire sans
« bataille. »
« Et la France est payée pour savoir ce que réser-
« vent aux peuples les généraux qui ne veulent pas se battre.
« On n'est pas patriote par procuration! »
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