Page 12 - Histoire de France essentielle
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Lectures.               — 6 —                 LES ORIGINES.

                 La force de leurs exercices, les chemins admirables qu’ils avaient
               construits, les mettaient en état de faire des marches longues et rapides.
                 Leurs troupes étant toujours les mieux disciplinées, elles trouvaient
               généralement moyen, même dans le combat le plus malheureux, de
               se rallier quelque part. L’insuccès ne les décourageait pas. »
                                                 (D'après Montesquieu.)
























                              Fig. 9. — Cueillette du gui par les druides.
                 La cueillette du gui, qui, d’après eux, guérissait tous les maux, était la
               principale fête des Gaulois. Elle se célébrait au fond des forêts au commen
               cernent de l’année gauloise (en février ou en mars), en présence d’une foule
               nombreuse accourue en chantant : « Au gui, l’an neuf! »

                 5e Lect. — Vercingétorix, défenseur de la Gaule. Alésia.
                 Vercingétorix était un jeune Arverne (de l’Auvergne) intrépide et
               ardent; il ne cessait, dans les assemblées, dans les fêtes religieuses,
               d’animer ses compatriotes contre les Romains. Il appela aux armes
               jusqu’aux serfs des campagnes et déclara que les lâches seraient brûlés
               vifs; les fautes moins graves devaient être punies de la perte des
               oreilles ou des yeux.
                 A la suite d’une défaite, les Gaulois tombèrent dans un tel découra­
               gement, que Vercingétorix ne put les rassurer qu'en se retranchant
               sous les murs de la ville forte d’Alésia. Bientôt atteint par César, il
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